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Le monde s'engage à protéger la planète polluée et dégradée en adoptant un plan directeur pour un avenir plus durable Spécial

Écrit par  Mar 19, 2019

La communauté internationale a jeté les bases d'un changement radical vers un avenir plus durable, dans lequel l'innovation sera mise à profit pour relever les défis environnementaux, l'utilisation de plastiques jetables sera considérablement réduite et le développement ne coûtera plus à la planète Terre.

À la suite de cinq jours de discussions lors de la quatrième Assemblée des Nations Unies pour l'environnement à Nairobi, les ministres de plus de 170 États membres des Nations Unies ont présenté un projet audacieux pour le changement affirmant que le monde devait accélérer le processus vers un nouveau modèle de développement afin de respecter la vision énoncés dans les objectifs de développement durable pour 2030.

Se déclarant profondément préoccupés par les preuves de plus en plus évidentes que la planète est de plus en plus polluée, se réchauffe rapidement et s’épuise dangereusement, les ministres se sont engagés à relever les défis environnementaux en proposant des solutions innovantes et en adoptant des modes de consommation et de production durables.

« Nous réaffirmons que l'éradication de la pauvreté, la transformation de modèles non-durables et la promotion de modes de consommation et de production durables, ainsi que la protection et la gestion des ressources naturelles du développement économique et social sont les objectifs primordiaux et les exigences essentielles pour assurer un développement durable », ont déclaré les ministres dans une déclaration finale.

« Nous améliorerons les stratégies nationales de gestion des ressources grâce à des approches et à des analyses intégrées du cycle de vie complet pour parvenir à des économies efficaces en ressources et à faible émission de carbone », ont-ils déclaré.

Plus de 4 700 délégués, dont des ministres de l'environnement, des scientifiques, des universitaires, des chefs d'entreprise et des représentants de la société civile, se sont réunis à Nairobi pour participer à l'Assemblée, la plus haute instance mondiale pour la protection de l'environnement, dont les décisions fixeront le programme mondial, notamment en prévision du Sommet des Nations Unies pour l'action climat qui aura lieu en septembre.

En plus de s'engager à promouvoir des systèmes alimentaires durables en encourageant des pratiques agricoles résilientes, à lutter contre la pauvreté par une gestion durable des ressources naturelles et à promouvoir l'utilisation et le partage de données environnementales, les ministres ont déclaré qu'ils réduiraient considérablement les d'articles en plastique à usage unique.

« Nous nous attaquerons aux dommages causés à nos écosystèmes par l'utilisation et la mise au rebut non durables de produits en plastique, notamment en réduisant considérablement les produits en plastique à usage unique d'ici 2030, et nous collaborerons avec le secteur privé pour trouver des produits abordables et respectueux de l'environnement », ont-ils affirmé.

Pour combler les lacunes critiques dans les connaissances, les ministres ont promis de travailler à la production de données environnementales internationales comparables tout en améliorant les systèmes et technologies de surveillance nationaux. Ils ont également exprimé leur soutien aux efforts déployés par ONU Environnement pour élaborer une stratégie mondiale de données environnementales d’ici 2025.

« Le monde est à la croisée des chemins mais nous avons choisi aujourd'hui la voie à suivre », a déclaré Siim Kiisler, président de la quatrième Assemblée des Nations Unies pour l'environnement et ministre estonien de l'environnement. « Nous avons décidé de faire les choses différemment. En réduisant notre dépendance à l'égard des plastiques à usage unique et en plaçant la durabilité au cœur de tout développement futur, nous allons transformer notre mode de vie. Nous disposons des solutions innovantes dont nous avons besoin. Il faut maintenant adopter les politiques qui nous permettent de les appliquer. »

« Les statistiques mondiales actuelles sont en effet très sombres et les prévisions pour les générations futures sont alarmantes et exigent une action urgente de la part des gouvernements, des communautés, des entreprises et des particuliers », a-t-il déclaré.