Pape Mbor Ndiaye

Pape Mbor Ndiaye

La production d’électricité britannique issue d'énergies renouvelables a dépassé pour la première fois au troisième trimestre celle générée par les hydrocarbures, selon les derniers chiffres d'un site spécialisé publiés lundi.

"Les champs d'éoliennes, les panneaux solaires, les centrales hydrauliques et biomasse ont produit plus d'électricité au Royaume-Uni que les centrales à charbon, au pétrole et au gaz" combinées sur la période allant de juillet à septembre, affirme le site d'informations et de données Carbon Brief.

La quantité d’électricité "verte" s'élève à 29,5 térawatt-heure au troisième trimestre, contre 29 térawatt-heure pour l'énergie fossile, une première depuis la révolution industrielle.

Au début de la décennie 2010, le volume généré par les énergies renouvelables représentait moins de 10% du total, contre environ 75% pour les énergies fossiles, rappelle Carbon Brief. Il a depuis été multiplié par quatre.

Par type d'énergie, le gaz reste toutefois la première source de production d'électricité, avec 38% du total sur les trois mois, loin devant le nucléaire (21%) et l'éolien (20%), selon la même source.

 
 

Autrefois fer de lance de l'industrie britannique, le charbon pèse aujourd'hui moins de 1%, avant l'abandon total prévu d'ici 2025.

Le gestionnaire du réseau National Grid avait évoqué ce basculement dès juin et annoncé que l'électricité produite au Royaume-Uni serait issue en majorité d'énergies non fossiles pour l'année 2019.

La société avait évoqué dans un communiqué "un moment historique" pour le Royaume-Uni, qui s'est engagé à atteindre la neutralité carbone d'ici 2050.

Parmi les sources d'énergies "propres", l'éolien offshore est très prometteur au Royaume-Uni. Le gouvernement britannique a ainsi autorisé en août l'extension d'un projet visant à construire la plus grande ferme éolienne du monde en mer du Nord, à quelque 90 km au large du Yorkshire (nord-est de l'Angleterre).

Geo

D'autres pays européens comme la Suisse, l'Autriche ou la Norvège font figure de meilleurs élèves, misant notamment sur l'énergie hydraulique qui représente respectivement 54,6%, 60,1% et 95% de leur production d'électricité en 2018, selon l'agence internationale de l'énergie.

 

En bas de tableau, l'Allemagne, la République tchèque et la Pologne produisent encore 37,2%, 49,5% et 78,3% de leur électricité grâce au charbon, selon la même source.

L’une des plus performantes technologies de stockage de l’électricité sur laquelle repose la transition énergétique et numérique, la batterie lithium-ion a été créée en 1985 grâce à une succession de découvertes. Le prix Nobel de Chimie 2019 a choisi de récompenser les pères de cette innovation: l'Américain John Goodenough, le Britannique Stanley Whittingham et le Japonais Akira Yoshino.

Le prix Nobel de chimie a mis à l'honneur les inventeurs de la batterie au lithium ion : l'Américain John Goodenough, qui devient à 97 ans le plus vieux lauréat du Nobel de l'histoire, le Britannique Stanley Whittingham, né en 1941, et le Japonais Akira Yoshino, 71 ans. "Ce type de batterie légère, rechargeable et puissante est maintenant utilisée partout" et "peut stocker des quantités significatives d'énergie solaire et éolienne, ouvrant la voie à une société libérée des énergies fossiles", a souligné l'Académie suédoise royale des sciences qui décerne le prix.

Dans les années 70, dans le sillage des crises pétrolières, Stanley Whittingham, aujourd'hui professeur à la Binghamton University, dans l'État de New York, se met en quête de sources d'énergie non-fossiles. C'est ainsi qu'il découvre une méthode pour produire de l'énergie à partir du lithium, un métal si léger qu'il flotte sur l'eau.

La première batterie en 1985

John Goodenough, professeur à l'université du Texas à Austin, fait ensuite le pari d'augmenter les propriétés de l'innovation si l'énergie est produite à partir d'oxyde métallique en lieu et place du disulfure. En 1980, il démontre que la combinaison d'oxyde de cobalt et d'ions de lithium peut produire jusqu'à quatre volts. À partir de ces découvertes, Akira Yoshino, 71 ans, crée la première batterie commerciale, en 1985.

"Dans le contexte de crise climatique que nous connaissons aujourd'hui", ces découvertes "profitent à l'humanité de bien des façons", juge Pernilla Wittung-Stafshede, membre de l'Académie royale des sciences, interrogée par l'AFP. Si au début, 6 % de la production mondiale de lithium seulement était destinée aux batteries, elle en représente aujourd'hui 35 %. Outre les batteries, le métal sert dans la fabrication de vitres, de céramiques, d'aluminium, de médicaments.

Tirée par une demande en hausse, la production mondiale n'a cessé de croître ces dernières années : de 74 % en 2017, puis de 23 % en 2018 à 85 000 tonnes de lithium, selon le rapport annuel du Service géologique des États-Unis (USGS).  En 2018, l'Australie a été le premier producteur mondial de lithium (51 000 tonnes), suivie du Chili (16 000), de la Chine (8 000) et de l'Argentine (6 200).

La Rédaction avec AFP

La découverte en 2015 du méga-gisement de gaz naturel offshore Zohr par l'italien Eni a donné un coup d'accélération aux ambitions égyptiennes en matière de production énergétique. En attendant une pleine exploitation de ses propres gisements gaziers, le pays nord-africain revoit son accord avec Tel-Aviv pour importer davantage de gaz israélien et se positionner en une puissante exportatrice gazière de la région Méditerranéenne.

L'Egypte qui a connu une hausse de 110% de ses réserves gazières en une décennie se positionne comme une plaque tournante du commerce de gaz de la région Méditerranéenne. En attendant d'assurer son approvisionnement en gaz naturel grâce à ses gisements dont les volumes de productions sont appelés à croître, le pays va importer du gaz en provenance d'Israël. D'après une information relayée par reuters la semaine dernière, les deux pays prévoient ainsi de modifier l'accord historique d'exportation de gaz naturel Israélien vers l'Egypte signé le 19 février 2018. Depuis un an, l'Egypte est autosuffisante en gaz grâce à la hausse progressive de sa production gazière soutenue par les chiffres de l'exploitation des réserves de Zohr. Mais par les importations, le pays tente de développer une industrie locale du gaz à réexporter vers les marchés demandeurs de la région. L'accord initial de l'année dernière stipule qu'Israël fournira environ 64 milliards de mètres cubes de gaz à l'Egypte, en provenance de ses champs gaziers de Tamar et Leviathan sur une période de 10 ans pour un montant de 15 milliards de dollars. Le nouvel accord dont les termes n'ont pas été officiellement divulgués permettra à l'Etat hébreu d'exporter au total 85,3 milliards de mètres cubes de gaz sur 15 ans, équivalant à 19,5 milliards de dollars à partir de janvier 2020.

Zohr le méga-gisement qui change la donne

Les volumes importés vont s'ajouter à la production égyptienne de gaz naturel qui a augmenté à 6,6 milliards de pieds cubes par jour dans le sillage de la hausse de la production au niveau de son champ gazier de Zohr, a annoncé en septembre 2018 le ministre égyptien du pétrole et des ressources minérales, Tariq al-Mulla. Après une série de découvertes majeures au cours de ces dernières années dont Zohr qui contient environ 30 trillions de mètres cubes de gaz, l'Egypte veut se positionner comme une plaque tournante régionale pour le commerce du gaz naturel liquéfié (GNL). Qualifié de « champ de gaz super-géant », Zohr se situe en Méditerranée dans les eaux territoriales Egyptienne. « Il s'agit de la plus grande découverte de gaz jamais faite en Égypte et en mer Méditerranée ; elle pourrait devenir l'une des plus grandes réserves de gaz naturel au monde », selon le pétrolier Eni.

Le pays a en parallèle accéléré sa stratégie pour couvrir sa demande interne. Selon les chiffres officiels du ministère du pétrole, la demande du marché local pour tous les produits combustibles connait une hausse de 8% à 10%, chaque année. Pour répondre à la demande, l'Egypte a commencé en avril 2015 l'acheminement du gaz au niveau local fournissant au réseau national 850 millions de mètres cubes sur la période. Le gouvernement égyptien a également décidé en 2017 d'investir 26 milliards de dollars dans le gaz et le raffinage de pétrole. Un investissement axé sur le développement de 12 projets gaziers et pétroliers avec l'objectif d'atteindre l'autosuffisance en gaz dès 2020.

LatribuneAfrique

Bonne nouvelle: Bonané va mieux. Ses plaies au visage ont cicatrisé, vieux souvenir d'une bagarre entre grands mâles dominants pour des histoires de femelles et de chasse gardée dans les forêts du parc national de Kahuzi-Biega (PNKB), en République démocratique du Congo.

Bonané, bientôt 17 ans -il serait né le 1er janvier 2003, d'où son nom-, est un gorille des plaines de l'Est, une espèce menacée, réduite à 250 individus. L'écrin naturel du Sud-Kivu est leur dernier sanctuaire au monde.

Bonané et sa famille qui compte une douzaine d'individus ont l'habitude de recevoir une heure par jour quelques touristes, guidés par des éco-gardes armés, dans ce Kivu où les milices font la loi depuis 25 ans.

Depuis un an, les "Rangers" sont aussi en guerre avec des leaders Pygmées. Des chefs autochtones qui affirment avoir été spoliés de leurs terres ancestrales dans les années 70 lors de l'extension du parc.

 

Le conflit est passé à la vitesse supérieure en 2018, quand des Pygmées se sont (ré)-installés sur des terres du parc, inscrit au patrimoine mondial des biens en péril de l'Unesco depuis 1994.

"L'invasion a commencé au mois d'août. Au mois de décembre, ça s'est accéléré", résume Hubert Mulongoy, porte-parole du parc, un établissement de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).

"Voilà 48 ans que nous souffrons. Depuis l'année dernière, nous avons décidé de retourner de force sur nos terres. C'est notre Eden!", confirme et proclame le chef pygmée Jean-Marie Kasula, du village de Munyange, à la lisière du "PNKB".

Le retour au paradis perdu a entraîné des escarmouches, avec des morts de part et d'autre (au moins trois), dans des circonstances confuses.

Les "autochtones" ont aussi détruit 350 hectares de forêt, selon le parc qui s'alarme: la déforestation menace l'habitat naturel des derniers gorilles de Grauer.

Pourquoi ce retour des Pygmées en 2018, l'année de la campagne pour les élections du 30 décembre? Comment ces "peuples autochtones" armés de flèches et de machettes ont-ils pu défier des Rangers armés et abattre des arbres?

Ces questions "politiques" énervent le chef pygmée Kasula, qui met fin à l'entretien parce que ses interlocuteurs refusent en plus de lui verser une "motivation" (financière) pour continuer l'interview.

La direction du parc est plus loquace: les quelque 6.000 Pygmées des alentours du parc sont "instrumentalisés" par les notables de la région.

Officiers de l'armée, ministres et députés provinciaux, commerçants, ils n'ont pas supporté que le nouveau directeur du PNKB touche directement à leurs intérêts fonciers. A son arrivée en avril 2018, De Dieu Bya'Ombe a entrepris de déloger leurs fermes, installées au milieu du parc.

 
 

- "Opérations militaires" -

"Dans les fermes, il y avait des hommes armés. C'était des opérations purement militaires", affirme M. Bya'Ombe. Il élude d'un sourire la question sur le bilan humain des opérations.

"Les fermiers ont promis qu'ils allaient utiliser tous les moyens pour nous déstabiliser. Et l'instrumentalisation des Pygmées pour venir détruire le parc en est un", conclut le directeur, toujours escorté par deux Rangers armés. "J'ai fait ce que d'autres n'ont pas osé faire...".

"Il est plausible que les pygmées soient instrumentalisés. Ce qui n'enlève rien au fait que leur colère est réelle et ancienne", estime l'universitaire et consultante en gouvernance forestière Marine Gauthier.

En vérité, la zone déforestée est une minuscule entaille dans l'aire naturelle qui s'étend sur 600.000 ha (600 km2), jusqu'aux provinces voisines du Maniema et du Nord-Kivu - là où plus personne ne contrôle plus rien (groupes armés, trafic de minerais, braconnage).

 

Mais le conflit et la déforestation touchent la vitrine du parc, sa partie en altitude, celle qui abrite les gorilles accessibles aux touristes (2.000 par an d'après le parc).

La ligne de front se trouve à une heure à peine de la capitale provinciale Bukavu, dans une région densément peuplées, comme partout autour du lac Kivu voisin.

La pression démographique se fait d'ailleurs sentir sur les zones attaquées. Les habitants exploitent et brûlent sur place les arbres abattus.

Objectif: fabriquer le précieux "makala" (charbon de bois), l'or noir des pauvres, l'unique source d'énergie pour la quasi-totalité des Congolais, faute d'électricité.

Sur une parcelle défrichée, des femmes fuient à l'approche des Rangers, en courbant le dos sous le poids d'un gros sac de "makala", qui peut se revendre jusqu'à cinq ou dix dollars.

En présence des journalistes, le chef-rangers Chadrack Kasereka joue la carte du dialogue: "Je leur ai dit: fini les activités illégales dans le parc. Ils sont censés faire passer le message".

Le parc, qui affirme compter des Pygmées parmi ses Rangers, fait son possible pour éteindre les braises du conflit. Il en va du développement du tourisme encore balbutiant par rapport au parc des Virunga dans la province voisine du Nord-Kivu, sans parler du Rwanda voisin.

Un forum de réconciliation s'est tenu fin septembre entre les autorités et des représentants pygmées désavoués par d'autres chefs coutumiers. On a promis une fois de plus des terres et des emplois aux Pygmées. Après les cicatrices de Bonané, il faut tenter de refermer les plaies du "conflit".

© 2019 AFP

Le typhon Hagibis, l'un des plus puissants des dernières décennies dans la région, devrait toucher une large partie du Japon ce week-end, menaçant la tenue de matches de la Coupe du monde de rugby et du Grand Prix de F1.

Actuellement classé comme typhon "violent", tout en haut de l'échelle d'intensité cyclonique au Japon, Hagibis se dirigeait vers le sud-est du pays, et pourrait fondre droit sur la région de Tokyo samedi, ont averti mercredi les météorologues japonais.

Si sa force ne faiblit pas d'ici là, il pourrait perturber, voire empêcher, la tenue de plusieurs matches de la Coupe du monde de rugby qui se tient en ce moment au Japon, dont France-Angleterre samedi à Yokohama, près de Tokyo.

Le Japon doit affronter l'Ecosse dans le même stade dimanche à 19h45 locales. Selon les prévisions, le typhon aura alors pris la direction de la mer mais il pourrait toujours engendrer mauvais temps et problèmes dans les transports.

Les organisateurs de la Coupe du monde ont prévu différentes solutions allant du report du coup d'envoi plus tard le même jour, au changement de localisation et jusqu'à l'annulation d'une rencontre lors de la phase de poules qui serait une première dans cette épreuve. Dans ce cas, chaque équipe se verrait accorder deux points (match nul 0-0), ce qui pourrait coûter sa qualification à l'Ecosse, actuellement derrière le Japon et l'Irlande dans la poule A.

 
 

Autre événement drainant des dizaines de milliers de spectateurs: le Grand Prix de Formule 1 de Suzuka (centre du Japon) pourrait aussi être menacé, alors qu'il est censé se tenir dimanche, après deux journées de séances d'essais et de qualifications.

Selon un responsable de l'Agence météo japonaise (JMA), la puissance actuelle de Hagibis est similaire à celle de quatre des plus grands typhons qu'a connus le Japon ces dernières décennies, y compris Faxai le mois dernier, qui avait causé d'importants dommages à Chiba, dans la grande banlieue de Tokyo.

Pour samedi, "nous prévoyons des vents d'une vitesse de 45 mètres par seconde" soit 162km/h, a déclaré ce responsable lors d'un point presse.

"Le typhon va entraîner de fortes pluies dans une large partie" du pays. "Des vents violents vont d'abord souffler, suivis de pluies torrentielles", a-t-il ajouté. Sur les côtes, des vagues déchaînées sont aussi attendues.

 

"Nous demandons aux habitants de procéder tôt à des évacuations volontaires, et de veiller aux consignes d'évacuation émises par les autorités locales", a insisté le responsable de l'Agence météo japonaise.

Mercredi en début de soirée (heure japonaise), Hagibis évoluait dans le Pacifique à environ 1.000 km au sud de Tokyo, dégageant des rafales de vent allant jusqu'à 270 km/h, selon la JMA

L’organisation américaine Majority Action a passé en revue les politiques de vote sur les résolutions actionnariales en faveur du climat des 25 plus grandes sociétés de gestion mondiales. Résultat : de grands acteurs comme BlackRock ou Vanguard votent quasi systématiquement contre, malgré leurs nombreuses déclarations sur le risque lié au réchauffement.

Les grands gérants d'actifs ne votent pas toujours en faveur du climat... Loin s'en faut. L’organisation américaine Majority Action a publié une étude sur la politique de vote des 25 plus grandes sociétés de gestion mondiale au cours des assemblées générales 2019 des entreprises américaines des secteurs de l’énergie et des utilities. Elle révèle que BlackRock, qui gère plus de 6 000 milliards de dollars, n’a soutenu que cinq résolutions actionnariales en faveur du climat, sur les 41 recensées.

Vanguard, son challenger en termes de taille avec près de 5 000 milliards de dollars sous gestion, ne fait pas mieux. Il n’a soutenu que quatre résolutions climat. Deux autres américains, les filiales de gestion d’actifs de la banque JP Morgan et de l’assureur Prudential Financial, ont également voté pour moins de 15 % des résolutions climat. 

Ces investisseurs ont pourtant tendance à déclarer publiquement leur engagement sur la question climatique. C’est le cas de Larry Fink, le président de BlackRock qui, dans sa lettre annuelle aux investisseurs, invoque régulièrement la crise climatique et la nécessité pour les entreprises de mieux la prendre en compte.

À l’autre bout du spectre, des acteurs comme le californien Pimco, BNP Paribas, l’allemand DWS Group et le britannique Legal & General Investment Management, ont au contraire soutenu les résolutions liées au climat dans plus de 95 % des cas.

Manque d'engagement actionnarial

Cette étude met le doigt là où ça fait mal. Les gérants d’actifs tendent aujourd’hui à prendre de plus en plus en compte les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leurs investissements. Mais certains peinent encore à franchir l’étape supplémentaire de l’engagement actionnarial, pour réellement transformer les entreprises dans lesquelles elles investissent.

BlackRock répond traditionnellement que son engagement actionnarial se fait tout au long de l’année, par des rendez-vous avec les directions des entreprises pendant lesquels il expose ses griefs. Un argument qui ne convainc par Majority Action. "Les dialogues avec les entreprises sont importants (…), mais voter sur la rémunération des dirigeants et sur les résolutions d’actionnaires est un outil bien plus fort pour permettre aux actionnaires de long terme de communiquer l’importance et l’urgence de leur position quand les entreprises n’alignent toujours pas leur stratégie avec des objectifs de décarbonisation ambitieux", écrit l’organisation dans son rapport.

Il appartient donc désormais aux détenteurs d’actifs d’ausculter la manière dont les grandes sociétés de gestion à qui ils confient des mandats exercent leur droit de vote. Majority Action leur recommande, à partir de cette étude, d’évaluer la politique d’engagement actionnarial des gérants pour vérifier qu’elle est bien en ligne avec leurs propres engagements carbone. L’organisation incite même les détenteurs d’actifs à changer de gérant, en imposant dans les contrats de mandat des critères sur le vote des résolutions climat.

NOVETHIC

IIDD Région des lacs expérimentaux de laboratoire est d'eau douce -Le monde fier de présenter 63e Conférence annuelle de AIRGL,  2020: Mettre l' accent sur l'avenir,  à Winnipeg, au Canada.

Assurez - vous de le marquer dans vos calendriers à partir  de 8 à 12 Juin, à 2020.

Les scientifiques du monde entier se réuniront au cœur de l' Amérique du Nord pour la 63e Conférence annuelle de AIRGL sur Great Lakes Research. Hébergé par IIDD Région des lacs expérimentaux, la conférence mettra en vedette quatre jours de sessions scientifiques, des conférenciers et des discussions centrées autour du thème  2020: Mettre l' accent sur l'avenir. 

Les participants auront également l'occasion de visiter la station de recherche IIDD-ELA et en apprendre davantage sur son approche à l'aide d'expériences tout-lac pour informer la gestion des grands lacs et de la politique.

Alors que la conférence, est très bien dans les étapes initiales de planification, nous avons déjà annoncé un appel pour les sessions et ateliers, avec une date limite du 15 Novembre, 2019.

 

"Du respect!": le guide Raul Fernandez harangue sa petite troupe dans la nuit devant l'océan Pacifique du Costa Rica, à Playa Hermosa (nord-est), avant de se lancer dans l'obscurité sur les traces des tortues olivâtres.

Raul Fernandez, 41 ans, guide depuis 12 ans les touristes vers les tortues olivâtres (Lepidochelys olivacea) qui viennent déposer leurs oeufs sur ces rivages de juillet à décembre, à quelques mètres des vagues déferlantes appréciées des surfeurs du monde entier.

Présente dans toute la zone tropicale, cette espèce est considérée comme vulnérable par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Pour protéger les nids, des gardes armés patrouillent la nuit sur la Playa Hermosa contre les braconniers qui volent les oeufs. Ceux-ci n'ont pas de qualités gustatives et même, aux dires de Raul Fernandez, "les manger peut vous faire vomir". Pour le malheur des tortues, ces oeufs blancs et sphériques ont cependant la réputation d'avoir des vertus aphrodisiaques, et font en conséquence l'objet d'un juteux trafic.

 
 

- Protéger les oeufs de l'homme -

Mais le guide ne croit pas à l'efficacité de la répression. Dans le petit groupe qu'il mène à la clarté de la lune, deux petites filles font l'objet de toutes ses attentions : "contre le braconnage, nous comptons sur cette génération. Nous montrons aux enfants cette richesse de la nature pour qu'ils protègent les tortues à l'avenir", explique Raul Fernandez.

Après une quinzaine de minutes de marche sur la plage, Raul Fernandez repère des traces venues de la mer. Au bout de la piste, elle est là, déposant ses oeufs, qui peuvent atteindre la centaine, dans le trou qu'elle a creusé dans le sable à environ 50 centimètres de profondeur.

Son devoir pour la perpétuation de l'espèce accompli, la tortue d'une cinquantaine de kilos fait des mouvements chaloupés pour tasser le sable au-dessus du nid, puis regagne les eaux du Pacifique sans s'attarder.

 

Pour protéger les œufs de l'homme, son principal prédateur sur la plage, les gardes du Refuge de la vie sauvage de Playa Hermosa en prélèvent chaque année entre 10.000 et 15.000. Après quelque 45 jours d'incubation les nouveaux-nés sont relâchés sur la plage: "un sur mille échappera aux prédateurs et deviendra adulte", commente Mauricio Salazar, 40 ans, l'administrateur du Refuge.

© 2019 AFP

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